Dans les écoles de Lyon, les enfants auront des menus sans viande durant la crise sanitaire. C'est le seul moyen que la mairie a trouvé pour servir 29.000 repas par jour aux écoliers.

Le Sénat a privilégié hier soir la poursuite de l’expérimentation d’un menu végétarien hebdomadaire dans les cantines scolaires. Cette expérimentation lancée en novembre 2019 dans le cadre de la loi Egalim serait prolongée de deux ans. Mi-avril, l’Assemblée nationale a voté en première lecture pour généraliser ce dispositif, toujours une fois par semaine. Le débat devrait toutefois se poursuivre durant la navette parlementaire. L’Assemblée nationale aura le dernier mot en cas de désaccord persistant entre les deux chambres. 

Plusieurs sénateurs de gauche et écologistes ont protesté contre un “recul” par rapport au texte initial et poussé pour aller au-delà. L’écologiste breton Joël Labbé a appelé à “manger moins de viande” et à “créer des débouchés pour nos légumineuses“. Le communiste Fabien Gay a défendu un “équilibre” entre “demande de végétarien” et  “crise de la  faim” dans “les villes populaires“, soutenant la viande de “qualité“. 

Sur le banc du gouvernement, le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie a plaidé en vain pour revenir au texte voté par l’Assemblée nationale. Il a défendu le “choix” dans les cantines et la “qualité” de la viande locale. Et ce, alors que “plus de 60% de la viande consommée dans nos cantines aujourd’hui est de la viande importée“. Le Conseil national de la restauration collective a testé plusieurs recettes végétariennes. Parmi elles, les enfants en appréciées “vraiment” sept avait assuré la députée LREM Célia de Lavergne durant les débats à l’Assemblée. Elle citait par exemple les lasagnes végétariennes, le “chili sin carne” ou le couscous végétarien.

Natura Sciences avec AFP

Photo : Monkey Business Images / Shutterstock

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