Déchets stockés à Stocamine
Colis de déchets stockés au sein du site souterrain de Stocamine (2017). // PHOTO : MDPA

Le gouvernement a annoncé, ce lundi, son intention de se pourvoir en cassation devant le Conseil d’Etat. Quelques jours auparavant, la Cour administrative d’appel de Nancy a annulé l’arrêté préfectoral autorisant le stockage illimité de 42 000 tonnes de déchets dangereux enfouies à Stocamine, en Alsace. La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, avait décidé en janvier 2021 du confinement de ces déchets dangereux non radioactifs, sans destockage, à 535 mètres de profondeur.

Pour le ministère de la Transition écologique, l’état du site Stocamine reste la principale occupation. “L’affaissement des galeries du site rendra impossible toute intervention après la fin de la décennie”, précise-t-il dans un communiqué. Il ajoute que la décision de la cour “retarde un confinement qui ne peut plus attendre”. Cela reporterait à nouveau une intervention décidée après presque vingt ans de tergiversations. Le ministère insiste alors sur l’urgence de lancer le processus de confinement.  

Lire aussi : Plan France 2030 : l’ambition climatique de Macron largement critiquée

L’enfouissement des déchets critiqué par les élus locaux

De son côté, la cour d’appel administrative de Nancy “constate que le jugement ne remet pas en cause la décision de confiner définitivement les déchets”. Elle souligne cependant “l’insuffisance des capacités techniques et financières de la société des Mines de potasse d’Alsace (MDPA), qui exploite Stocamine”. Sollicité sur ce point par l’AFP, le ministère de la Transition écologique n’a pas fait de commentaire. 

La réaction de l’exécutif a attiré l’attention des élus locaux et des associations de défense de l’environnement. Ceux-ci se disent “favorables à un destockage complémentaire des déchets” plutôt qu’un confinement. “C’est dommage, c’était l’occasion de remettre les choses à plat, a déploré à l’AFP Fréderic Bierry, président de la Collectivité européenne d’Alsace (CeA). Nous ne voulons pas handicaper l’avenir des générations futures”. Sur Twitter, le président de la CeA qualifie l’enfouissement de “crime écologique”.

Natura Sciences avec AFP

VOTRE SOUTIEN À NATURA SCIENCES EST CAPITAL !

Natura Sciences est un média indépendant qui permet à tout le monde de s’informer sur les enjeux écologiques et climatiques. Nous avons fait le choix de refuser les publicités pour préserver notre indépendance.

Mais l’information a un coût. Nous faisons donc appel à vous pour financer nos travaux et rémunérer notre équipe. C’est à ce prix que nous pourrons vous proposer rapidement encore davantage de contenus, de reportages et d’enquêtes.

Nous avons besoin de vous, merci pour votre soutien !


La rédaction vous conseille aussi :