Le tourisme du bien-être et l’industrie du spa constituent les deux secteurs les plus dynamiques du marché mondial du bien-être. La France compte des atouts qui lui permettent d’être la quatrième destination mondiale de ce marché.

tourisme du bien être
Les européens dont les Français plébiscitent de plus en plus le tourisme de bien-être. PHOTO//CC0 Domaine public

Selon les derniers chiffres du Global Wellness Institute, le marché mondial du bien-être s’élevait à 4.500 milliards de dollars en 2017, soit 4.040 milliards d’euros. Sa valeur a augmenté annuellement de +6,4% entre 2015 et 2017. Parmi les 10 marchés du bien-être analysés, les deux secteurs qui connaissent la plus forte croissance annuelle sont l’industrie du spa (+9,8%) et le tourisme de bien-être (+6,5%). Le tourisme du bien-être concerne les séjours portant notamment sur le développement personnel, la méditation et le yoga. Ce marché s’élève à 639 milliards de dollars (14,2% du marché total). L’économie des spas compte pour 119 milliards de dollars.

Selon Atout France,  l’Hexagone figure parmi les premières destinations du tourisme de bien-être grâce à sa tradition de soins par l’eau. En effet, le pays ne manque pas de thalasso, thermes et spa. La France se hisse ainsi à la quatrième place des destinations mondiales en termes de recettes. Et en cinquième place du point de vue de la fréquentation.

Le tourisme de bien-être et les spas

« Le tourisme de bien-être a augmenté de 6,5% par an de 2015 à 2017, plus de deux fois plus vite que le tourisme dans son ensemble », précise le Global Wellness Institute. Et l’organisme estime que le marché du tourisme de bien-être pourrait atteindre 919 milliards de dollars d’ici 2022. Il faudrait ainsi s’attendre à un taux de croissance annuel de + 7,5%.

Le bien-être est une activité lucrative. En 2017, les voyageurs du monde ont effectué 830 millions de voyages de bien-être internationaux et nationaux. Cela représente 17% de toutes les dépenses touristiques. Les touristes internationaux de bien-être dépensent 53% de plus que le touriste international typique. Et les touristes nationaux déboursent 178% de plus que le touriste national moyen! L’Europe compte 292 millions de voyages pour 210,8 milliards de dollars de dépenses.

En 2017, le monde comptait plus de 149.000 spas, employant près de 2,5 millions de personnes. Le marché devrait atteindre 128 milliards de dollars en 2022. Les cinq marchés principaux actuels sont les États-Unis, la Chine, l’Allemagne, le Japon et la France (3,6 milliards de dollars). L’Europe compte près de 46.300 spas pour plus de 33 milliards de dollars de revenus.

Lire aussi : Les compléments alimentaires, un marché en plein essor

La France veut tirer son épingle du jeu en haut de gamme

La France bénéficie d’une offre large sur un positionnement haut de gamme. Le Bio & Spahotel La Clairière 4*, au cœur d’une forêt de 300 000 hectares classée « Réserve Mondiale de la Biosphère », à 60 km au Strasbourg, est un bon exemple de ce positionnement. Au spa, il associe des produits locaux et de saison certifiés bio.

« L’offre française est unique en Europe avec une très grande diversité de centres implantés partout sur le territoire, à la mer, à la montagne, à la campagne, en ville, rappelle Atout France. Ces derniers bénéficient de la notoriété des marques mondiales de destination comme par exemple la Bretagne, les Alpes Mont-Blanc ou encore la Provence. »  En 2018, le total des investissements était estimé à 93 millions d’euros pour le thermalisme et la thalassothérapie en France.

Le bien-être est de plus en plus un élément constitutif d’un voyage. « La croissance passe par des équipements variés et aujourd’hui les frontières entre les univers de la thalasso, des parcs aquatiques, des hammams et du thermalisme deviennent poreuses », relève Atout France. Sans pour autant faire des séjours dédiés, les voyageurs se laissent de plus en plus tenter par des moments bien-être : sauna, hammam, jacuzzi, yoga…

Auteur : Matthieu Combe, journaliste du magazine Natura Sciences


La rédaction vous conseille aussi :