L’association de protection animale L214 a été sur le devant de la scène médiatique en 2016 grâce à ses enquêtes dans les abattoirs français. Elle publie une tribune pour expliquer la violence des pratiques d’élevage et de mise à mort dans la production de foie gras. Lumière sur cette production « haut de gamme ».

gavage foie gras

Depuis plusieurs années, L214 mène campagne pour mettre fin aux souffrances endurées par les oies et les canards pour la production de foie gras © L214

L214 a publié plusieurs enquêtes sur la production de foie gras. Les images confirment que des milliers de canetons sont broyés chaque année, certains sont encore vivants en sortie de broyeuse. Les becs sont systématiquement mutilés, les canes inséminées de force. En somme, les animaux sont exploités jusqu’à épuisement et les mises à mort sont brutales. 40 millions de canards et 0,7 million d’oies sont gavés chaque année en France pour produire du foie gras et de la viande de canards gras, comme le magret.

Naissance et mort des canetons

Au commencement naissent les canetons. Seuls les mâles sont conservés ; on élimine les femelles, car les canes produisent un foie de texture moins attrayante ; les veines sont davantage apparentes. Pour 40 millions de mâles gavés, il y a donc 40 millions de femelles généralement tuées à la naissance. Cela se fait généralement par broyage ou gazage, comme pour les poussins mâles des poules pondeuses.

Le gavage

Après 80 jours d’élevage conventionnel vient la période de gavage. En 12 jours, le poids des oiseaux passe de 4 kg à 5,5 kg environ. Le volume de leur foie est multiplié par 9 ou 10. On les force à avaler, deux fois par jour, jusqu’à 900 g de pâtée de maïs. Pour cela, un tuyau est enfoncé dans leur œsophage. Et, avec une pompe hydraulique, on leur injecte la pâtée dans le jabot. Ce traitement occasionne des lésions, inflammations (œsophagites, entérites), et infections (notamment des candidoses et des infections bactériennes).

À ce régime, la santé des canards décline rapidement. Ils souffrent de stéatose hépatique, de douleurs, de difficultés respiratoires. Le taux de mortalité sur 12 jours est de 2,2 % selon la filière. Soit un taux de mortalité journalier neuf fois supérieur à ce qu’il était avant le gavage. C’est ainsi que près d’un million de canards meure chaque année pendant la période de gavage.

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Un processus naturel ?

Le gavage consiste à suralimenter de force un animal au détriment de sa santé et de son bien-être. Ce à quoi les producteurs de foie gras répondent que le gavage exploite une tendance naturelle des oiseaux migrateurs à stocker les graisses à l’approche de l’hiver. Est-ce vrai ?

Quand un animal prend du poids, les graisses sont stockées principalement dans les tissus adipeux, plutôt que dans le foie. Les graisses ne sont normalement pas solubles dans l’eau. C’est donc attachées à des protéines capables de les transporter en milieu aqueux, les VLDL, qu’elles quittent le foie. Un foie sain n’accumule donc pas les graisses.

Le grossissement du foie est le symptôme d’un dysfonctionnement de cet organe, dû à une accumulation anormale de lipides dans les cellules hépatiques. On appelle stéatose hépatique. La survenue de cette maladie est provoquée de plusieurs façons : par la sélection génétique, par une alimentation déséquilibrée et par la suralimentation.

  • La sélection génétique

Les canards que l’on gave sont des mulards (croisement entre un canard de Barbarie et une cane commune) ou, beaucoup plus rarement, des canards de Barbarie. Les canards de Barbarie sont originaires d’Amérique du Sud et n’ont jamais été migrateurs. Les mulards sont des hybrides domestiques stériles qui n’ont de ce fait jamais été migrateurs non plus. Ces canards fabriquent naturellement peu de VLDL, contrairement au canard commun. Autrement dit, ce qu’on appelle des races « adaptées au gavage » sont en réalité des races biologiquement inadaptées à la suralimentation.

  • Une alimentation déséquilibrée

foie gras campagne L214

Pour obtenir du foie gras, les oiseaux sont gavés deux fois par jour pendant 12 jours à l’aide d’un tuyau enfoncé dans l’oesophage. © L214

Une alimentation de gavage efficace doit favoriser la synthèse de lipides dans le foie (à partir des glucides excédentaires) et réduire la capacité du foie à exporter les lipides. Pour maximiser la fabrication de lipides dans le foie, l’alimentation des canards pendant le gavage est très riche en glucides (plus de 80 % de l’apport énergétique). On sélectionne à cette fin les variétés de maïs les plus riches en amidon et pauvres en protéines.

Pour réduire la capacité des canards à fabriquer des VLDL (permettant aux graisses de quitter le foie), on limite leur apport en certains nutriments nécessaires à leur synthèse, comme la choline, l’inositol et la méthionine. Les variétés de maïs qu’on leur donne sont pauvres en ces substances. Mais elles sont riches en thiamine et en biotine, deux vitamines permettant la conversion des glucides en lipides.

  • La suralimentation

Et bien sûr, la cause essentielle de la stéatose hépatique dont souffrent les canards est la suralimentation massive à laquelle ils sont contraints. Les capacités du foie sont largement dépassées pendant les 12 jours de gavage.

L’opposition internationale

Le gavage est une pratique de plus en plus controversée, entre autre grâce aux associations de protection animale qui font connaître au public les conditions de production du foie gras.

L’Union européenne interdit l’alimentation forcée des animaux. Toutefois, lors de l’adoption en 1999 de recommandations européennes concernant les canards et les oies, les pays producteurs producteurs de foie gras ont bénéficié d’une dérogation. Aujourd’hui seuls cinq pays européens produisent du foie gras : la France (72 % de la production mondiale), la Bulgarie, la Hongrie, l’Espagne et la Belgique.

Le gavage est interdit dans les autres pays européens soit explicitement, soit en application de la législation contre la maltraitance animale. La Pologne, qui était le 5e producteur mondial, a rendu le gavage illégal en 1999. L’Italie y a renoncé en 2004. En Israël, l’interdiction du gavage a été votée en 2003 et mise en application en 2005.

La Californie a voté en 2004 et mis en application en 2012 l’interdiction de la production et de vente d’aliments issus du gavage. En Inde, où le gavage était déjà prohibé, il est de surcroît interdit d’importer du foie gras depuis 2014. Une loi interdisant la commercialisation des produits issus du gavage est en cours de discussion en Israël.

Pendant ce temps-là, en France

Le foie gras a été inscrit en 2006 au patrimoine gastronomique national. La France reste de loin le premier consommateur mondial. Néanmoins, l’opposition au gavage se développe aussi dans notre pays. Selon un sondage YouGov, réalisé en Décembre 2015, 51 % des Français sont favorables à l’interdiction du gavage, contre 44% en 2013 et 47% en 2014. Chez les femmes et les 25-34 ans, l’opposition au gavage s’affirme de façon plus marquée, totalisant 60% des sondés. 33 % des Français interrogés refusent d’acheter du foie gras pour des raisons éthiques. C’est 14 points de plus qu’en 2009. Selon les données officielles du ministère de l’Agriculture, la consommation de foie gras en France a marqué une baisse en 2014 pour la 4e année consécutive. Alors, cette année, mangerez-vous du foie gras à Noël?

L’enquête de L214 « Foie gras : dans l’enfer d’un couvoir »

Pour aller plus loin

Auteur : Pierre Sigler, tribune de L214

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  • jennifer

    SIGNER

  • MarieInfoCIFOG

    Bonjour,

    Nous respectons le droit de chacun à exprimer ses convictions, néanmoins nous avons relevé un certain nombre d’erreurs et d’omissions dans votre article :

    Pour les canards, il est exact comme vous l’écrivez qu’une durée de 12 jours, en moyenne, a été retenue pour le gavage et que celui-ci se pratique deux fois par jour. En revanche, le canard recevant sa ration toutes les douze heures et sa digestion durant environ 6 à 7 heures, il dispose d’une période de repos de 4 à 5 heures avant son deuxième repas quotidien et celui-ci est le plus souvent attendu avec impatience.

    Le gavage ne se fait en aucun cas « au détriment de la santé et du bien-être » de l’animal. Il intervient après une période d’adaptation à l’engraissement au cours de laquelle les quantités de nourriture sont progressivement augmentées, et où les canards mangent spontanément des quantités étonnantes ! Au strict plan économique, il est important de rappeler ici que l’intérêt de l’éleveur est directement lié à la « bonne vitalité », et donc au bien-être de l’animal dont il a la charge. Et qu’il n’a par conséquent aucun intérêt à mettre sa santé ou son bien-être en danger.

    Contrairement à ce que votre article affirme, le gavage n’occasionne pas de douleurs chez les palmipèdes, et ce pour plusieurs raisons :
    – parce que ceux-ci ne possèdent pas de glotte et que leur œsophage souple permet à l’éleveur d’introduire l’embuc verticalement et sans douleur.
    – parce que le gavage consiste à remplir le jabot sans aller jusqu’au système digestif.
    – et enfin, parce que le gavage ne fait qu’exploiter un phénomène d’engraissement naturel, leur œsophage pouvant aisément tripler de volume pour engloutir une proie convoitée.

    Pour finir, un foie gras n’est pas le foie d’un animal présentant une maladie mais le foie d’un animal sain, élevé en plein air et qui, arrivé à l’âge adulte, a reçu une suralimentation progressive, calculée et contrôlée. C’est le foie d’un palmipède qui, par alimentation abondante, présente effectivement un état de surcharge lipidique – ce qu’on appelle un état de stéatose hépatique – mais en revanche aucun signe de dégénérescence, pas la moindre pathologie.
    La confusion provient des caractéristiques de la stéatose hépatique qui diffèrent chez les oiseaux et chez les hommes. Car si la stéatose hépatique résulte bien, dans la majorité des cas, d’un état pathologique chez l’homme ainsi que chez les mammifères, la stéatose hépatique relative au gavage est un phénomène réversible et non pathologique chez les oiseaux.
    Les études scientifiques effectuées prouvent ainsi que le foie d’un palmipède engraissé que l’on remet dans son pré retrouve dans tous les cas, dans un délai de quinze jours environ, son poids de départ sans aucune modification de ses fonctions physiologiques.

    En espérant avoir contribué à vous informer sur un sujet qui nécessite d’être traité avec toute la rigueur scientifique qui s’impose, je me tiens à votre disposition pour répondre à vos éventuelles questions.

    Marie, experte filière (www.elevage-gavage.fr)

  • MarieInfoCIFOG
  • Pierre L214

    Hé bien, voilà un concentré du discours lénifiant de la filière.

    – Non, les canards ne réclament pas avec impatience leur ration suivante. Nos images montrent clairement leurs tentatives d’évitement du gaveur. Du reste, les études produites par la filière elle-même montrent que si on interrompt le gavage, les animaux refusent toute nourriture pendant une à deux semaines, selon la durée du gavage, et ne boivent que de l’eau.

    (cf. Babile, R., Auvergne, A., Andrade, V., Heraut, F., Bénard, G., Bouillier-Oudot, M., & Manse, H. (1996). Réversibilité de la stéatose hépatique chez le canard mulard. Deuxièmes journées de la recherche sur les palmipèdes à foie gras, Bordeaux, CIFOG, INRA, ITAVI, CTCPA Ed, 107-110.)

    – Bien sûr que si, le gavage (qui consiste à alimenter de force un animal) se fait au détriment de la santé et du bien-être des animaux. Selon les chiffres de la filière elle-même, le taux de mortalité durant le gavage est multiplié par 9, ce qui n’est pas un signe de bonne santé mentale ou physique. Le but des producteurs est simplement de maintenir suffisamment d’animaux en vie le jour de leur abattage pour que leur exploitation soit rentable. Le bien-être physique ou psychologique des canards n’entre pas en ligne de compte.

    – Bien sûr que si, le gavage entraîne des douleurs physiques, ne serait-ce que parce qu’il occasionne des lésions dans l’œsophage, lesquelles s’infectent. D’ailleurs les canards ne tenteraient pas d’échapper au gavage si celui-ci était parfaitement indolore.

    – Bien sûr que si, le foie des canards est pathologique. Ce n’est pas parce qu’on peut guérir d’une maladie avec un traitement approprié (en l’occurrence, le jeûne) qu’il ne s’agit pas d’une maladie ! Comme je l’ai expliqué, un foie sain est capable d’exporter la graisse dans les tissus adipeux, la stéatose hépatique est le signe que le foie échoue à le faire et donc qu’il ne fonctionne pas normalement.

    Il semble que selon la langue de bois de la filière, être en bonne santé consiste simplement à être en vie, et être malade consiste à être mort, ce qui leur permet de dire que les éleveurs se soucient de la santé des animaux, ou que le gavage ne rend pas malade la majorité des animaux. C’est prendre les consommateurs pour des imbéciles.

  • MarieInfoCIFOG

    Bonjour,

    Cette fois encore, nous regrettons que le débat soit déformé par des interprétations anthropomorphiques et des « démonstrations » trompeuses visant à diffuser un discours au fond plus idéologique qu’éthique.

    Diverses études très poussées ont montré que le gavage ne stresse pas plus l’oie et le canard que le fait de les attraper ou de les amener à s’abriter, ce qui arrive dans tout élevage, car aucun oiseau n’aime être tenu en mains.

    Pour tester une éventuelle aversion à l’acte de gavage, des tests de comportement ont été réalisés. Leur principe repose sur l’hypothèse qu’un évitement vis-à-vis des stimuli associés (gavage, gaveur) doit être observé si celui-ci est aversif. Or, après une période d’apprentissage (environ 3 à 4 repas), il apparaît que les oies continuent de se déplacer spontanément pour recevoir une ration d’aliment par gavage ; et que les canards mulards observent tout d’abord une distance de recul à l’approche du gaveur, laquelle décroît pendant la période de gavage et est moindre que vis-à-vis d’un étranger, la familiarisation à l’homme favorisant la relation homme-animal. Les palmipèdes gavés ne développent donc pas de réactions d’évitement vis-à-vis du gaveur et la familiarisation à l’homme a de ce point de vue des effets très clairement bénéfiques.

    Par ailleurs, je réaffirme que, contrairement à ce que vous écrivez, le gavage n’est pas douloureux pour les palmipèdes. Des biologistes et des éthologues de l’INRA ont effectué des études afin de mesurer les signes de souffrance animale chez les oies et les canards de gavage – il s’agissait de mesurer les témoignages biologiques objectifs de la douleur. Chez les oiseaux, ces marqueurs sont constitués par la libération d’une hormone du stress libérée dans les situations de stress et de souffrance – la corticostérone – ainsi que par l’activation de neurones nociceptifs (sensibles à la douleur) qui relient les parties du corps stimulées (ici, les parois du tube digestif) au cerveau.

    Or, la réponse de cette étude est sans appel puisqu’il n’a été observé aucune libération de corticostérone, et pas la moindre activation des neurones de la douleur liées à l’acte de gavage !

    Et si le gavage n’est pas douloureux, c’est pour des raisons en tout point objectives : parce que la morphologie particulière des oies et des canards leur permet d’aligner le bec et le cou verticalement sans peine ; parce que, contrairement à nous, les palmipèdes ne possèdent pas de glotte ; parce que leur œsophage élastique et non cartilagineux permet à l’éleveur d’introduire l’embuc à la verticale sans occasionner de douleur ; et enfin parce que le gavage consiste à remplir le jabot sans aller jusqu’au système digestif, qui commence au gésier et non au bec.

    D’autre part, le gavage provoque un engraissement du foie et certains animaux peuvent avoir un inconfort digestif, mais on ne peut en aucun cas parler de maladies mortelles. Les oiseaux sont étroitement surveillés du point de vue sanitaire et, en cas de maladie dans un élevage, éleveurs et vétérinaires interviennent rapidement. Les blessures qui peuvent advenir en cas de mouvement incontrôlé au moment de l’embucquage sont heureusement rares. Mais lorsqu’elles ont lieu, l’animal est isolé pour être soigné.

    En gavage, la mortalité des oiseaux est celle que l’on observe en général dans les élevages : comme au sein de toute population d’êtres vivants, domestiques comme sauvages, certains animaux meurent prématurément. Ces décès représentent environ 3,3% des oiseaux ce qui correspond à ce que l’on observe en général dans les élevages. Il ne s’agit donc pas d’une situation exceptionnelle, contrairement à ce qui est souvent affirmé.

    Enfin, je dois une nouvelle fois vous contredire lorsque vous persistez à affirmer que « le foie des canards est pathologique ». Il semble que vous n’ayez pas lu ma réponse. Dans la majorité des cas, la stéatose hépatique résulte d’un état pathologique et beaucoup considèrent – à tort – qu’il en est de même pour un foie gras. Il est important de rappeler que le foie est le site majeur de synthèse et de stockage des lipides chez les oiseaux, alors que cette fonction est assurée par le tissu adipeux chez les mammifères. La méconnaissance de cette particularité physiologique des oiseaux engendre fréquemment la confusion. L’hypertrophie de gavage n’a pas les mêmes caractéristiques que les stéatoses pathologiques. Lors des stéatoses pathologiques, les cellules du foie comportent des lésions dégénératives généralement irréversibles tandis que la stéatose hépatique de gavage est un processus non pathologique totalement réversible qui était d’ailleurs autrefois mis à profit pour sélectionner les futurs reproducteurs.

    Des palmipèdes soumis à trois cycles successifs de gavage d’une durée de 2 semaines chacun, à 4 semaines d’intervalles, présentent des caractéristiques comparables à celles des canards du même âge mais n’ayant pas été soumis aux cycles de gavage successifs. Un foie gras obtenu par gavage n’est donc en aucun cas un organe malade.

    Marie, experte filière (www.elevage-gavage.fr)

    Sources

    – « Foie Gras, gavage et bien-être animal : vers un peu d’objectivité ! » Guéméné D., Guy G., Faure J-M
    – La stéatose hépatique chez les palmipèdes / INRA

  • Pierre L214

    Je ne nie pas l’ingéniosité des chercheurs de l’INRA, dont les études sur le gavage sont financées par le CIFOG, pour « prouver » que les canards ne souffrent pas du gavage. Par exemple ils testent l’aversion des canards vis-à-vis de l’éleveur… alors que celui-ci n’a pas son matériel de gavage. Or les canards font la différence entre un gaveur qui ne fait que passer et un gaveur qui s’approche d’eux avec son tuyau à la main et sa machine à gaver. Ce qui permet de dire, sans mentir formellement mais en toute mauvaise foi, que l’étude n’a pas observé d’aversion particulière vis-à-vis de l’éleveur et que donc le gavage ne déplaît pas aux canards.
    Les études sur les douleurs induites par le gavage font preuve d’une astucieuse mauvaise foi également. Tous ces biais ont été étudiés en détail dans le livre d’Antoine Comiti, L’INRA au secours du foie gras, que l’ont peut consulter
    gratuitement ici : http://www.stopgavage.com/inra/INRA-foie-gras.pdf

    Vous faites croire que l’opposition au gavage n’est que le fruit des élucubrations anthropomorphiques des défenseurs des animaux. Or, les chercheurs français qui
    tiennent votre discours sont très isolés. Leurs homologues étrangers affirment que le gavage fait souffrir les animaux, et c’est cela qui a justifié l’interdiction du gavage dans de nombreux pays et dans l’Union Européenne (sauf dérogation, dont la France a bénéficié).
    De même, nous ne sommes pas les seuls à dénoncer la communication du CIFOG :
    http://www.liberation.fr/societe/2013/12/06/foie-gras-difficile-amelioration-des-conditions-de-gavage-malgre-le-mea-culpa-des-eleveurs_964623

    Il suffit d’ailleurs de regarder les images pour se convaincre que le gavage nuit aux canards :
    http://www.l214.com/enquetes/foie-gras-Elysee-Perigord/
    http://www.stopgavage.com/foie-gras-perigord-lolita-lempicka

    Pour finir, vous persistez à dire que si la stéatose n’occasionne pas de lésions permanentes, ce n’est pas une maladie. Or il y a des tas de maladie qui n’occasionnent aucune lésion permanente, comme la grippe, l’angine, la jaunisse, que sais-je encore, que tout le monde considère pourtant comme des maladies. La stéatose hépatique, si elle n’est pas contrecarrée à temps par un jeûne, est mortelle pour les canards. Il faut vraiment être aveuglé par la mauvaise foi pour prétendre qu’un trouble du métabolisme potentiellement mortelle s’il n’est pas traité à temps n’est pas une maladie. D’ailleurs, si on laisse de côté vos pinaillages sémantiques, la stéatose hépatique, qui multiplie pas 10 le volume du foie des
    canards, est source de mal-être, qu’on la qualifie ou pas de maladie. Les canards gavés ne pratiqueraient pas 1 ou 2 semaines de jeûne quand on leur donne cette possibilité s’ils se sentaient parfaitement bien. Je pense d’ailleurs que les lecteurs de Natura Science ne sont pas dupes.

  • NadeshikoIruka

    J’ai une simple question à vous posez M. PierreL214, Certes je n’y connais pas grand chose en sciences. En revanche VOS photos montrées sont pour du gavage industriel tout comme pour d’autres animaux… Cela se voit grâce aux cages et à la place qu’ils ont… Dans les maisons de tradition… Cela ne se passe pas du tout de la même façon. Aussi je vous le demande simplement; avant d’affirmer quelque chose allez-vous vérifier par vous même??? Car j’ai visiter un éleveur gaveur qui fait son travail en total respect avec les animaux. Et je peux vous assurer l’ayant VECU (…) qu’ils viennent spontanément vers l’éleveur le bec levé et le cou bien droit pour en redemander… Vous critiquez le gavage. Cela remonte à l’époque des Égyptiens les critiquez vous donc? En effet ils s’étaient rendu compte que la chair des volatiles était meilleur à la période de migration. Ils le faisaient donc naturellement!!!

    Je me suis un peu renseignée sur ce que vous dénoncez. Je crois que ni vous, ni moi n’avons le niveau nécessaire dans les études pour pouvoir dire que Marie a tord… Un peu partout j’ai lu que c’était bien différent et que les gens confondaient malheureusement les processus bien différents entre les mammifères et les oiseaux c’est un peu comme ci on clamait haut et fort les mammifères pondent des œufs… Et vos maladies cités sont liées à un virus extérieurs…

    Nous êtres humains sommes donc dans la possibilité de pouvoir attraper cette pathologie. Et saviez vous que la prise de certains médicaments comme les corticostéroïdes, les antirétroviraux et les médicaments inhibant le système immunitaire est également susceptible d’augmenter le risque de contracter la stéatose hépatique non alcoolique.

    Faut il les interdire et risquer de tuer certaines personnes tous les médicaments à risque???

    Vous avez raison certains pays interdisent le foie gras. Certainement des pays dénoncés sur cette page… (peut être connaissez vous les gens qui l’ont créée…) http://www.animalfreedom.org/francais/opinion/abus.html

    Ca ne serait pas l’histoire du serpent qui se mord la queue???

    Aimez vous les fruits et légumes. Savez vous que l’on pratique l’hybridation de beaucoup de plante afin d’améliorer celles ci. Militez-vous contre? Attention je ne parle pas ici de surproduction…

    Avant d’en finir. Dites moi, Fumez-vous? Buvez-vous de l’alcool? Faites vous des barbecues? Aimez vous le café au lait? Mettez vous de la crème solaire? Vous lavez vous les dents? Mettez vous du déodorant à bille? A spray? Mangez vous de chewing-gums?

    Source :
    http://www.notre-planete.info/ecologie/eco-citoyen/ingredients_chimiques_cosmetiques.php

    Alors commencez par vous préoccupez de cela car vous nuisez à votre entourage ou à la planète et à vous-même.

    Le respect d’autrui commence par les respect de soi. Ainsi avant de vous croire parfait renseignez vous et ensuite si vous ne nuisez vraiment en rien revenez .

    Je vous rappelle que le CIFOG est connu et reconnu. Ils exigent la qualité et le respect. Et oui effectivement des tests sont fait par eux pour contrer les accusations qu’on leur fait… C’est tout à fait normal non?

    Je sais pour ma part que malheureusement je nuis avec certains produits à la planète. J’essaye de le faire le moins possible. Mais j’en suis consciente. Mon produit ménager préféré est devenu le vinaigre blanc. Je tri mes déchets, je fume et jette mes mégots dans une poubelle. etc…
    Et je mange du canard gras. Ce n’est pas une pathologie… La viande est très bonne et le foie très apprécié à Noël. Autant que mon salaire me le permet, je ne prends pas d’industriel. Je prépare mes plats avec respect des aliments que j’ai acheté.

  • Olivier Girardot

    Je ne pense pas qu’on soit encore au temps du débat sur la souffrance de ces animaux. Il est clairement établit que le gavage est assimilé à de la torture. C’est la raison pour laquelle le gavage est interdit dans la plupart des pays Européens. La plupart de ces pays interdisent de nourrir un animal de force. C’est bizarre, en France on me dit qu’ils adorent ça ! On m’explique que ça ne dérange pas un canard de se faire enfoncer un long tube dans le gosier pour se faire propulser d’énormes quantités de graisses dans le bide pour qu’il tombe malade. Au contraire, le canard à hâte de revoir son gaveur !

    Cette histoire de foie gras donne une image de la France d’un peuple d’enfants gâtés qui passe son temps à faire des caprices. Et de mauvaise foi en plus (sans jeux de mots).

    En revanche je suis admiratif de pays comme la Pologne, pourtant 5ème producteur de foie gras dans le monde à l’époque, vous pouvez imaginer l’enjeu économique, qui a interdit le gavage il y a presque 20 ans ! Et regardez comment c’est stipulé dans la loi:

    « L´animal, étant une créature vivante, capable de souffrir, n´est pas un objet. L´homme doit le respecter, le protéger et prendre soin de lui » (Loi de protection animale d´août 1997). « Il est interdit d´engraisser les oies et les canards de façon à obtenir une dégénérescence graisseuse de leur foie »

    Voilà, c’est ça le progrès, la modernité, l’avenir de l’Humain. La France n’est plus un pays précurseur, en avance, ce n’est plus un pays aux grandes idées avant-gardes, mais c’est un pays à la traine qui va être obligé de suivre à contre cœur les progrès du Monde qui l’entour, notamment en terme d’éthique.

  • Alice CORION

    Honnêtement je ne comprends même pas pourquoi l’idée de gaver un être quelconque peut oser pénétrer l’esprit de qui que ce soit. Je ne comprends même pas l’utilité de tous ces tests scientifiques… Y’a même pas besoin de comprendre un traître mot de ce que vous dîtes, que ce soit favorable ou non à cette pratique. La science des hommes aura beau se venter de tout savoir, elle aura beau penser déceler toutes les souffrances et les joies d’un animal rien qu’en analysant son corps ou ses réactions visibles, elle reste aveugle et imparfaite. Vous pensez sérieusement tout connaître du monde ? Vous pensez sérieusement qu’il faut considérer les animaux différemment des êtres humains ? Que ce soit un animal ou un homme, la science n’expliquera jamais tout, bien qu’elle explique une grande partie des choses. L’homme est très doué et a déjà prouvé certaines choses. Mais comment peut-on OSER affirmer connaître toute la vérité ? Nous ne sommes que des hommes et non des dieux, nous ne lisons pas dans les pensées, nous ne connaissons pas tout des ressentis d’êtres que nous ne sommes PAS. Nous ne sommes PAS des oies et nous ne savons PAS le fond de leur pensée. C’est comme les hommes. Tu ne connaîtras jamais le fond de la pensée de quelqu’un seulement avec la science. Tu ne décrypteras jamais l’intégralité de son cerveau et de ses pensées, de ses visions des choses ni même de ses réactions. Il ne faut pas se contenter de regarder les bases… Tout comme quelqu’un qui sourit peut en réalité être empli de désespoir. Alors même si il peut aussi être heureux, il ne faut pas affirmer dur comme fer qu’il l’est. Ce n’est qu’un exemple parmi une infinité d’autres, c’est le plus simple. Et il ne faut pas croire qu’en testant les réactions de son cerveau tu sauras le fond de sa pensée. Il y a toujours des choses, en chaque être, que l’humain ne peut découvrir. Des choses qui sont propres à chacun d’entre nous… Le jour ou nous connaîtrons tout du monde alors on saura comment agir, mais en attendant il est INTOLERABLE de se reposer sur une SCIENCE qui comme je l’ai expliqué n’est qu’un côté technique et non un fond, donc qui n’est PAS un pilier sur lequel se reposer, je dis bien INTOLERABLE de traiter un être quelconque dans un seul et unique but EGOISTE. Je ne vais pas rentrer dans votre débat scientifique. Je ne vais pas vous dire qu’ils souffrent ou ne souffrent pas par ce que leur foie ceci cela. Mais vous ne pouvez pas me contredire sur le fait que ce qu’on fait on le fait pour NOUS seulement au détriment des autres qui ne peuvent NI DONNER LEUR AVIS, NI SE PLAINDRE ET NI LUTTER. C’est dégoutant d’exploiter les autres car ils sont moins évolués que nous. On ne ferait JAMAIS un truc pareil à un homme, Pourquoi le fait-on à une oie ? Les animaux SONT COMME NOUS et comme on nous l’enseigne il ne faut pas faire à autrui ce que l’on aimerait pas qu’on nous fasse. Y’a un moment ou il faut penser avec son coeur et ses émotions avant de penser scientifique mais je suis la seule à le comprendre ou quoi ? J’ai au plus grand minimum une dizaine d’années de moins que vous et vous me faites pourtant honte ! Vous ne pouvez juste pas me contredire sur le fait que le gavage va à l’encontre de la nature. Chaque espèce est créée pour vivre d’une certaine manière, recevoir une certaine quantité de nourriture… Forcer un être à avaler en lui enfonçant quelque chose dans la gorge, c’est aller contre sa nature, contre sa façon de vivre primitive. Contre ses véritables besoins et sa façon d’exister. Même si, selon certains dires, ça ne cause aucune douleur à l’animal… Ca ne change rien au fait que par égoïsme on change la nature et on traite comme des esclaves de pauvres oiseaux qui ne vous ont jamais dit d’eux mêmes si ils appréciaient ou non qu’on les force à avaler, sans leur donner le choix, beaucoup plus que la quantité qu’ils sont à la base faits pour ingurgiter. Et encore un point TRES important. Autant que les hommes sont divers et variés, les oiseaux aussi ont des différences. Même si certains aimaient le gavage ce qui personnellement m’étonneraient (ils peuvent selon moi s’y habituer mais pas vraiment aimer ça mais là n’est pas le sujet) même si certains aimaient, vous pouvez être sûre que d’autres n’aimeront pas. FORCER les êtres incapables de communiquer directement comme nous avec des actes BARBARES qu’ils soient déplaisants ou non est un manque de respect. Vous osez me parler de respect ? Eh bien prenez donc la place de ces bêtes et là vous comprendrez l’injustice de ces actes et la folie humaine. C’est tout simplement immoral le gavage. Rien que pour cela ça devrait être interdit partout. Les animaux sont comme des humains alors pourquoi ne pas les traiter comme tels ou inversement ? La chaîne alimentaire je respecte. Les massacres pour des petits plaisirs me mettent hors de moi. Les droits qu’on se donne en surestimant notre importance à nous, misérables destructeurs devant la nature qui lutte en vain et en souffrance… Je ne pense pas le supporter longtemps car moi j’ai un coeur et moi je suis sensible. J’ai une grande capacité d’empathie que tout le monde n’a pas. Si vous ne l’avez pas continuez donc de vous régaler, personnellement je préférerais disparaître.