La Ruche qui dit Oui! est souvent opposée aux Amap. Pour y voir plus clair, nous vous présentons ici les principales différences qui existent entre ces deux circuits courts. Des démarches complémentaires qui répondent à des attentes différentes de consommateurs. La polémique a-t-elle lieu d’être ?

ruche qui dit oui amap

La polémique enfle entre les Amap et la Ruche qui dit oui. Ces deux systèmes sont-ils donc complémentaires ou opposés?

La Ruche qui dit oui! (RQDO) et les Amap permettent aux consommateurs de recevoir chaque semaine ou tous les 15 jours des produits issus d’une agriculture paysanne locale. Une Amap est une association loi 1901 dirigée par un comité bénévole qui relie producteurs locaux et consommateurs. Du côté de la RQDO, on a affaire à une Entreprise Solidaire d’Utilité Sociale (ESUS), de l’économie sociale et solidaire. Elle possède donc une dimension commerciale. « Le commerce n’est à nos yeux qu’un des outils disponible pour accompagner des transformations sociales et économiques autour de la question de la production et de la consommation alimentaire », affirme Guilhem Chéron, co-fondateur de La Ruche qui dit Oui. « A travers nos règles de gouvernance, la création de fonds de réserve, le réinvestissement des bénéfices dans le developpement de notre mission, nous cherchons une nouvelle relation entre l’entreprise et sa fonction sociale », précise-t-il.

La RQDO est une start-up développant une plateforme e-commerce nationale qui met en contact producteurs locaux et consommateurs au sein d’une Ruche. Elle permet ainsi d’utiliser Internet au service du développement local. Les producteurs facturent directement les clients via une plate-forme bancaire dédiée à chaque vente. Chaque Ruche est animée par un responsable rémunéré qui peut avoir différents statuts. En janvier 2014, 65 % des Ruches avaient un statut d’entreprise individuelle (auto- entrepreneur, EURL…), 16 % un statut associatif, 10 % celui d’une entreprise commerciale (SARL, SAS…) et 9 % étaient rattachées à une entreprise agricole.

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Une agriculture locale et écologique ?

Dans les deux systèmes, le bio n’est pas la règle. Si la Charte des Amap demande une agriculture agro-écologique, la labellisation bio n’est pas exigée. Dans plusieurs réseaux régionaux, des systèmes participatifs de garantie sont mis en place. Ce sont les Amapiens et les producteurs eux-mêmes qui évaluent les pratiques par concertation, montrant l’importance de la relation de confiance qui existe entre les deux parties. Du côté des Ruches, les produits sont issus d’une agriculture locale, souvent familiale, ou d’artisans locaux. Mais il n’y a pas de règles sur les pratiques agricoles. Néanmoins, lors de la commande, il est possible de trier les produits pour ne retenir que les produits bio. Selon les chiffres communiqués par la Ruche, 31 % des offres proposées sont labellisées AB. Pour les fruits et légumes, 51 % des producteurs détiennent le label.

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Avec la Ruche, les producteurs doivent être situés à 250 km maximum de la Ruche. La moyenne actuelle pour l’ensemble des Ruches est à ce jour de 30 km. En revanche, pour les artisans transformateurs, il n’y a pas de règles concernant l’origine des matières matières. C’est la distance entre l’atelier et la Ruche qui est prise en compte, non la distance entre son atelier et ses fournisseurs en matières premières. Pour s’assurer de la réelle localité des productions, il faudra donc la vérifier auprès des artisans. « Il faut noter que les artisans représentent 17 % du volume d’affaire dans les Ruches ; parmi eux, on trouve des brasseurs, des boulangers, des pâtissiers, et même quelques traiteurs », observe la Ruche mère.

Un engagement plus important dans les Amap

L’Amap demande un engagement des membres par contrat avec les producteurs pour l’année. Par contrat, ils s’engagent à préacheter une part de la production en début de saison. Ce qui signifie que les membres payent en début d’année l’intégralité des paniers. Préfinancer la récolte constitue une véritable sécurité pour les agriculteurs, surtout face aux aléas climatiques et aux éventuels problèmes sanitaires. Cela leur permet également de disposer à l’avance de l’argent qui leur sera nécessaire pour acheter leurs intrants, leur évitant ainsi de s’endetter. Si un problème indépendant de la volonté du producteur survient en cours de route, les consommateurs devront en accepter les conséquences avec un panier amoindri… mais, si la production est abondante, les consommateurs repartiront avec des paniers garnis !

Chaque semaine, les Amapiens s’engagent à venir chercher leur panier au point de distribution fixé, à assurer des distributions et venir donner un coup de main sur la ferme si besoin, que cela soit de manière bénévole ou en échange d’une réduction sur leur cotisation. L’Amap instaure donc une relation solidaire, un engagement économique, éthique et social.

En revanche, avec la Ruche qui dit Oui!, les consommateurs restent libres de commander ou non à chaque vente. Il n’y a pas de minimum d’achats, pas d’abonnement et pas d’engagement. La vente ne se fait que lorsqu’elle atteint un montant minimum et que la livraison est rentable pour les producteurs.

Une offre plus développée dans les Ruches

Dans plusieurs Amap, il n’y a qu’un seul maraîcher : les seuls produits proposés sont des fruits et légumes. Dans d’autres, les Amapiens signent des contrats avec plusieurs producteurs. Ils peuvent alors recevoir en plus des oeufs, du fromage ou de la viande… Dans les Ruches, l’offre est généralement plus développée. En effet, chaque Ruche doit avoir un minimum de 4 producteurs pour ouvrir, permettant une offre de base en fruits et légumes, viande, crèmerie, boulangerie et pâtisserie, épicerie et boissons. Il peut également y avoir des cosmétiques et de l’artisanat. Plus de 90 % des produits vendus dans les Ruches sont des produits frais, et plus de 99 % sont des produits alimentaires. Sur l’année 2014, 4 281 producteurs participent aux Ruches.

Avec l’Amap, le panier dépend uniquement de la production des agriculteurs. Avecc une Ruche la sélection se fait sur Internet en amont de la distribution en fonction de ses envies. L’Amap revient donc aux sources de la production alimentaire. C’est au membre de s’adapter à ce qui a été produit par l’agriculteur et non le contraire. Ainsi, il n’y a aucun gâchis puisque tout ce qui est produit est distribué. Pour les Ruches, c’est la demande qui conditionne les apports de marchandises auprès des consomateurs, ne garantissant pas au producteur à chaque vente que sa production trouvera preneur.

Mais des prix plus chers dans les Ruches

Généralement, un panier en Amap pour 4 personnes coûte entre 15 et 25 euros. Ce prix est proche de celui d’un panier composé de la même manière en grande surface. Tout en étant de qualité supérieure. Dans beaucoup de groupes, il existe des demi-paniers. Il y a également des systèmes de co-paniers pour les personnes seules ou en couples qui ont de moindres besoins.

Dans une Ruche, les producteurs fixent librement leurs prix de vente. Ils devront reverser 8,35 % de leur chiffre d’affaires hors taxes au responsable local de la Ruche pour l’organisation des ventes. Et 8,35 % à la Ruche mère pour payer ses salariés qui travaillent au développement de la plateforme Internet, assurent un support technique et commercial et veillent à la construction du réseau de Ruches.

Combien y a-t-il de Ruches et d’Amap?

Aujourd’hui, les Amap continuent leur développement et sont plébiscités par les consommateurs. Les derniers chiffres officiels datent de 2012 : on en dénombrait alors environ 1 600, ce qui représentait environ 270 000 consommateurs. Rien qu’en Île-de-France, 270 groupes existaient.

Pour connaître le nombre de Ruches, cela est plus simple : les statistiques sont mises à jour en temps réel sur le site Internet. Début novembre 2014, 615 Ruches sont ouvertes en France métropolitaine et 137 sont en construction. 5 Ruches sont aussi ouvertes sur l’île de la Réunion. Ces chiffres évoluent quotidiennement : entre 20 et 50 Ruches s’ouvrent chaque mois. Les premières Ruches ont ouvert en Espagne, en Allemagne et en Angleterre sous le nom de « The Food Assembly ». 48 000 clients étaient actifs fin 2013.

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Des actionnaires mal aimés

La polémique a enflé suite à la parution de l’article le 23 juin 2014 de l’article Attention…pourquoi les amap disent NON à la Ruche qui dit oui. Globalement, les Amap reprochent à la Ruche qui dit Oui d’être une entreprise qui a fait un chiffre d’affaires de 745 000 euros en 2013. Ils dénoncent aussi la présence de Xavier Niel (Président de Free), Marc Simoncini (co-fondateur du site de rencontres meetic.fr) et Christophe Duhamel (co-fondateur du site marmitton.org) dans le capital de la société. Elles comparent aussi les pratiques de la RQDO à celles des grandes surfaces. A l’opposé, elles rappellent que les Amap préfèrent une approche uniquement associative qui repose sur le bénévolat pour rémunérer au plus juste les producteurs.

La Ruche qui dit Oui a répondu à ces critiques sur son ancien blog dans son article La Ruche qui dit non à la calomnie des Amap (l’article a depuis été supprimé). « La RQDO n’est pas un supermarché mais un service pour aider les producteurs à se développer et à changer d’échelle, pour que les circuits courts deviennent pérennes », rappelle-t-elle. En apportant initialement 120 000 € à trois, les entrepreneurs « mal aimés » du web ne détiennent que 15,6 % du capital de l’entreprise. Les deux fondateurs en détiennent 60,7 % et le Fonds Commun pour l’Innovation XAnge Private Equity (fonds d’investissement de la Banque Postale) en détient 23,7 %. « Aujourd’hui, ces trois hommes n’ont pas d’influence sur la gestion quotidienne de l’entreprise, ni sur ses décisions stratégiques », précise LRQDO dans un appel à la coopération avec les autres circuits courts lancé en Octobre. Pour les futures sources financement, la start-up promet d’innover.

Ruche ou Amap ? Une polémique qui n’a pas lieu d’être

Tout en répondant à l’attente d’une partie des consommateurs, la Ruche qui dit Oui crée de l’emploi. Cela au coeur de la société mère Equanum (aussi appelée « Ruche Mama ») qui embauche plus de 50 salariés en CDI. Elle assure aussi un revenu complémentaire à l’ensemble des responsables de Ruche et des débouchés supplémentaires aux producteurs. Les producteurs ont ainsi embauché une centaine de personnes pour répondre à la hausse de leur activité, selon la Ruche mère.

Si l’on veut vraiment opposer ces deux systèmes, on dira que ces deux circuits répondent à des attentes différentes de la part des consommateurs. Les urbains pressés, intéressés par une alimentation plus saine, à base de produits artisanaux, s’orienteront plus volontiers vers une Ruche. Les consommateurs cherchant un réel engagement associatif s’orienteront plutôt vers les Amap. Quoi qu’il en soit, ils concourent tous deux au développement des circuits courts. N’est-ce pas là le plus important ?

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com et auteur de « Consommez écologique : Faits et gestes »

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  • Tout à fait, la presse laisse supposer aux lecteurs qu’il s’agit de distribution de paniers en vente directe, alors que c’est
    une plate-forme logistique qui prélève près de 20 % du chiffre
    d’affaires aux paysans adhérents à ce système. Un pur systeme
    capitaliste 2.0 sans aucun rapport avec le système associatif des AMAP ou même coopératif comme énercoop , par ex.

  • amap biodevant

    « c’est comme les amap » disent les personnes de la RQDO Toute la divergence est là.
    erratum : La nouvelle charte des amap demande au producteur d’être BIO ou en cours de labellisation…
    En revanche, on note un lobbying très fort de la RQDO dans les médias 😉

  • matthieucombe

    @amap biodevant: il me semble bien que la labellisation bio n’est pas obligatoire, même dans la nouvelle charte c’est même l’un des principes des Amap qui n’oblige pas la labellisation car elle peut coûter chère aux petits producteurs. La nouvelle charte des amap demande une pratique agro-écologique, c’est le principe 2 : « Une AMAP soutient une agriculture respectueuse des hommes, de l’environnement et de l’animal, en référence aux fondamentaux de l’agriculture biologique. En particulier, elle s’engage dans une activité agricole : durable, diversifiée et adaptée au territoire, en rupture avec l’agro-chimie (sans engrais ni pesticides chimiques de synthèse,…) et toute entreprise d’appropriation mercantile du vivant (sans OGM, …), favorisant la biodiversité végétale et animale, contribuant au maintien et au développement des semences paysannes. » Mais plusieurs amap sont encore en « agriculture raisonnée » et utilisent encore des pesticides de synthèse, même si elles les limitent.

    La présence de la RQDO dans les médias n’est pas forcément due à du lobbying mais à un intérêt croissant des personnes pour les circuits courts. Et il est beaucoup plus facile d’avoir une réponse de la RQDO qu’un groupement d’Amap, car il y a un service de communication… Le fait de se rémunérer donne aussi plus de moyens et permet de se développer plus vite. La RQDO a ouvert plus de 600 ruches en 2 ans. Les Amap reprochent beaucoup de choses à la RQDO, mais je pense qu’elles se trompent de combat. Tout n’est pas noir ou blanc. Il faut certes pointer les défauts de la RDQO, mais ne pas caricaturer comme cela est souvent fait. De là à dire que c’est Xavier Niel qui tire les ficelles, la frontière est souvent franchie… La RQDO n’est pas un supermarché traditionnel et répond à une attente de consommateurs qui ne sont pas prêts à s’engager autant que dans les Amap. Cela peut déjà être une première porte d’entrée vers une consommation plus responsable, et il est bien plus préférable que les consommateurs aillent dans une ruche qu’au supermarché. Après il est sûr, qu’il est encore plus préférable qu’ils aillent dans une Amap, mais tout le monde n’est pas encore prêt…

  • Rémi Topinou

    parlons juste : les AMAP proposent l’abandon des pesticides à court terme (principe 2). Le label bio n’est cependant pas obligatoire.

  • amap biodevant

    STOP à la victimisation de la RQDO ! il existe depuis beaucoup plus longtemps d’autres circuits courts avec lesquels nous n’avons jamais eu de problème et qui mènent une politique de communication sans mélange des genres.
    La RQDO ne doit en aucun se comparer aux AMAP lorsqu’elle se présente puisque sa finalité est différente.
    Merci à ne pas colporter que certaines AMAP ne sont pas BIO et utilisent des pesticides. Il s’agit de cas isolés qui font l’exception qui confirme la règle comme dans tout mouvement et qui pourraient avoir quelques ennuis dans les prochains mois du fait de la nouvelle charte.
    Donner 20% au fonctionnement de la RQDO c’est 20% en moins dans la poche de l’agriculteur.
    La RQDO veut se battre contre la GMS et des chaines BIO qui cependant ont le mérite de faire vivre les rues et de créer des emplois malgré tout (beaucoup plus que les 5 salariés de la RQDO et ses nombreux stagiaires – cf bilan).
    Laissez enfin aux consommateurs le droit de choisir leur niveau d’engagement sans chercher à les tromper !

    Dernière recommandation : laissez nous tranquille plutôt que de faire pression en postant des commentaires sur notre site http://www.amapbiodevant et ailleurs sur la toile.

  • Jen RG

    Les 20% ne sont pas du tout prélevés du chiffre d’affaires des paysans. C’est les consommateurs qui paient 20% de plus. Donc le prix affiché d’un fromage en RUCHE est 20% plus élevé qu’en AMAP. J’ai fait partie d’une AMAP ET une RUCHE.

  • matthieucombe

    Je ne victimise ni la RQDO ni les Amap et ne cherche à tromper personne, au contraire l’article présente bien les différences sans parti pris à l’avance… Pour ce qui est du niveau d’engagement, c’est exactement ce que je dis dans l’article : l’Amap est la seule à proposer un vrai engagement, et il n’y a aucun engagement pour la RQDO ! Pour ce qui est des commentaires, si le commentaire « Pour participer au débat : http://www.natura-sciences.com/agriculture/ruche-qui-dit-oui-amap776.html? » est pour vous de la « pression », je suis désolé.

    Le pire c’est que nous sommes plus ou moins d’accord : Les Amap c’est l’idéal, mais la RQDO ce n’est pas le diable!

  • Ce soir, à Saint-Nazaire, débat AMAP vs RQDO à 20h30
    Il ne faut peut-être pas diaboliser RQDO, mais quand ils se comparent aux AMAP et lachent leurs juristes ….

  • Jean-Philippe Mommart

    Je vous remercie pour ce superbe article de synthèse sur les points communs/différences entre la RQDO et les AMAPS. Pas de parti pris mais remettre l’église au milieu du village est très important. Je fais partie d’un GASAP (l’équivalent des AMAPs en Belgique). Sur Bruxelles, nous sommes très développés (71 groupements) mais représentons environ 0,1% des ménages Bruxellois. Je pense donc qu’il y a de la place pour d’autres alternatives circuit-court. Tout le monde n’est pas prêt à passer dans un AMAP à l’heure actuelle. J’ai personnellement cheminé un partant d’un panier Bio sans abonnement dans un magasin Bio avant de tenter l’aventure dans un GASAP. Des ponts sont donc possible entre les différentes formules, en fonction de l’engagement de chacun. Le tout est d’être bien informé sur ce que une AMAP ou une ruche est et n’est pas. Ca permet de faire son choix de « consommacteur » en connaissance de cause.

  • Vincent Tixier

    SI j’ai bien compris, 8% des bénéfices de toutes transaction a la ruche reviennent au siège, 8 % a la personne qui gère la ruche.
    Donc certaines personnes ce tapent une montagne de sous sans rien produire, le gros du boulot étant fait par le producteur et la personne qui tient la ruche, donc système pyramidale, donc c’est de la mù*^$e.
    Les amap ont l’air bien, mais il faut une place dans l’association, et on est limité au niveau des achats.
    Ce que je veux voir fleurir comme projet ?
    ->

    http://www.wedemain.fr/Nord-treize-fermes-court-circuitent-un-supermarche-en-ouvrant-leur-propre-magasin_a736.html

    Les ruches, c’est comme auchan, sauf qu’ils ne s’encombrent pas avec des locaux et des stock, c’est au gérant de le faire, eux prennent juste le bénéfice..

  • Etan l’arrageois

    Il me semble qu’opposer les deux systèmes et une erreur.
    La ruche n’est pas à mon sens une simple plate forme logistique: elle permet de rencontrer les producteurs, de discuter avec eux, de goûter leurs autres produits, de faire des commandes directes.
    Il est certain que la ruche est un système capitaliste mais il n’est pas nécessaire d’être communiste pour vouloir manger sainement (possibilité d’acheter uniquement des produits bio en ruche, mais il y a aussi des produits en agri conventionnelle) et pour diminuer l’empreinte écologique de sa consommation.
    Ne vous méprenez pas, la décroissance a toute ma sympathie, mais je pense que vous caricaturez les ruches et que vous êtes dans une posture d’ayatollah. Mais je peux me tromper bien sur…

  • ododiem

    mais non, personne ne prend de l’argent comme cela,
    Les 8% permettent a peine de se rembourser les frais et le travail (plusieurs heures par semaines) pour s’occuper d’une ruche.
    A titre d’info, dans notre ruche les 8% vont dans la caisse commune (associatif) et nous les réutilisons pour organiser des ateliers, conférences, repas,…

    Faut arreter de voir le grand capital partous.

  • Vincent Tixier

    Je n’ai rien contre les gérants des ruches, ils travaillent donc ont un salaire proportionnel.

    Par contre, la société « Equanum » dite la « Ruche Mama » et la société « Tunz SA » eux sont dans un fonctionnement capitaliste, et si leur projet marche, vont faire des fortunes sans aucune proportionnalité avec leur travail, grosso modo ils ne servent a rien et prennent autant que ceux qui bossent.

    extrait:

    Le chiffre d’affaires, 9 304 199 euros en 2013, est en constante
    progression. 20 à 50 nouvelles ruches ouvrent par mois attirant des
    particuliers recherchant un complément de revenu si ce n’est un revenu
    tout court ! 27 000 000 d’euros de chiffre d’affaires est prévu en 2014,
    80 000 000 d’euros espéré en 2015. Pour l’atteindre, des filiales
    européennes sont en projet.

    Plus nombreuses seront les ruches et les abeilles, plus la « Ruche Mama » amassera de miel !

    Nous sommes loin des valeurs sociales et solidaires des associations
    auxquelles cette entreprise a habilement associé son image grâce à une
    stratégie de communication abondamment relayée dans les médias.

  • ododiem

    Bonjour Vincent,

    Oui je suis conscient que la Ruche Mama comme tu dit doit pouvoir gagner sa vie car derrière, et je suis bien placé pour en parler, il y a du boulot.
    crois-moi les salaires sont pas énorme et il faut des développeurs pour développer et gérer la machine qui est derrière qui gère tout cela.

    La Ruche mama même si ce n’est pas une association se veut une entreprise Solidaire et a obtenu le certificat de l’état.
    Donc je ne dis pas que tout est bénévole (et moi je ne crois pas au projet 100% bénévole, ils s’arrêtent souvent) mais ce n’est pas non plus Carrefour ou Auchan, il n’y aura jamais de millionnaires à la Ruche.

    Franchement le plus important c’est que dans la ruche, tout les monde est content, des consommateurs qui, enfin, achète local et sain et des producteurs qui enfin vendent à un prix correct leur productions.
    Et nous, les organisateurs, nous animons avec plaisir ses rencontrent en organisant des ateliers, conférences, repas, … avec les 8%.

    Bref parfois il faut pas frapper sur tout ce qui bouge ou ressemble à du capitalisme, Je crois que sur une échelle, la Ruche est loin, très loin, de la grande distribution.

    Patrick

  • Vincent Tixier

    Je ne doute pas de la bonne volonté de la plupart, mais au risque de vous contredire, il y auras bien des millionnaires parisien grâce a la ruche.
    Xavier niel
    Marc Simoncini
    Christophe Duhamel
    Guilhem Chéron
    Qu’une startup parisienne soit a l’origine devrait vous mettre la puce a l’oreille.
    Je vous met un lien d’un producteur bio, sur ce qu’il pense de cette startup , bientot coté en bourse ….
    http://plunkett.hautetfort.com/archive/2014/10/13/la-ruche-qui-dit-oui-%C2%A0-mais-oui-a-qui%C2%A0-5467295.html
    Pour ma part, j’ai acheter une fois a la ruche, mais les prix sont juste trop élevé, et je déteste le fait qu’un titi parisien prenne 8% de la transaction sur des fruits et des légumes en me faisant miroité un commerce équitable, au moins auchan ne mens pas la dessus.

  • ododiem

    je prends les pari qu’il n’y aura aucun millionnaire avec la ruche.
    et franchement les noms que vous cité (Simoncini, Niel,…) sont déja millionnaires et n’ont pas besoin de la ruche pour cela.
    parfois il faut voir au dela de l’argent, si des gens qui ont réussi aide des startup, pourquoi pas? ils n’attendent pas de la ruche d’être millionnaire.
    C’est comme si vous disiez que chaque agriculteur qui est financé par le crédit agricole doit rendre son banquier riche.

    C’est votre choix de trouver le projet nul mais heureusement ils aident des milliers d’autres a enfin avoir accès facilement a des produits en direct et c’est cela le plus important dans l’histoire de la Ruche!

  • Vincent Tixier

    Voila, les types sont déjà millionaire par dessus le marché, et ils n’investiraient pas a perte ou pour la bonne cause, une majeur partie des bénéfices finiras dans le réservoir de leurs Ferrari.
    Et non, la ruche c’est pas des produits en direct, il y a 2 intermédiaires, 3 si on prends l’organisme de paiement, limite quand carrefour vends des produits régionaux c’est plus du direct que la ruche.
    Je trouvai le projet sympa au début, mais il ne faut pas regarder derrière le rideau, et pour moi l’éthique c’est pas juste une façade.

    ps: 3.70 euro le kilo de pomme
    4.20 euro le choux fleur
    5.60 le kilo de fenouil
    C’est plus chère qu’en magasin bio ….

  • La ruche Mirecourt

    merci pour votre article qui (re)place le débat là où il doit être: le circuit court et le bien être de la planète et de ses habitants
    Halte aux polémiques stériles depensez votre énergie dans des actions plutôt que dans des combats avec des personnes qui pensent globalement comme vous

  • Chimel

    Un excellent article, qui m’a du coup donné envie d’adhérer aux deux structures afin de les comparer. Je n’y suis que depuis 3 semaines, mais voici déjà mes observations :
    – L’AMAP soutient principalement un maraîcher bio, qui fournit un panier de légumes toutes les semaines. D’autres producteurs peuvent joindre l’AMAP pour les œufs, le pain, les fruits, etc., mais comme chacun de ces producteurs doit faire l’objet d’un contrat mûrement réfléchi et séparé, cela prend très longtemps et dans la pratique, les nouvelles AMAP ont une offre de produits qui ne correspond pas à la demande variée du consommateur, qui doit donc se ravitailler de manière complémentaire ailleurs.
    – Autant le principe du panier surprise (car de saison) de légumes toutes les semaines est intéressant, autant il ne convient pas à tous les autres types de production. Par exemple, je ne veux pas recevoir un poulet forcé et obligatoire tous les mois, et de toute façon, ce n’est pas ça qui permet de soutenir un producteur de poulet.
    – De même que les producteurs en AMAP ont droit aux congés, les consommateurs devraient également avoir le droit de décommander jusqu’à 4 paniers (par exemple) dans l’année sans avoir à trouver un remplaçant ou embêter quelqu’un pour venir chercher le panier à leur place. Les vacances des consommateurs ne coïncident pas forcément avec celles des producteurs, s’ils en prennent.
    – Je trouve les prix de mon AMAP très chers. Soutenir l’agriculture paysanne à ce prix est un luxe que peu peuvent s’offrir.
    – Le principe du soutien même en cas de non-récolte peut déraper, par exemple en encourageant l’incompétence de certains producteurs débutants. La compétence s’acquiert avec le temps, mais je ne suis pas sûr que ce soit aux consommateurs d’en payer les pots cassés. De même, une perte de récolte suite à une catastrophe naturelle est quelque chose qui doit être inclus dans le compte d’exploitation ou faire l’objet d’une épargne spécifique d’une année sur l’autre, pas financé par le consommateur. La compétence du producteur ne doit pas être seulement agronomique, mais aussi en matière de gestion.
    – La RQDO se cherche encore financièrement, les 8.5% de frais locaux et nationaux devraient sans doute être plafonnés, surtout pour la maison mère, ce pourcentage semble disproportionné par rapport au service proposé. Ou alors les programmeurs sont franchement incompétents : un an complet pour implémenter une simple fonction de base permettant de modifier sa commande !
    – Les AMAP devraient aussi avoir un site centralisé, cela permettrait de mettre en commun des ressources de programmation web pour des choses de base comme un calendrier, une estimation du panier à venir, des factures à télécharger pour chaque panier, accès à la charte et aux statuts, etc. Chaque AMAP fait ce qu’elle peut avec les peu de moyens dont elle dispose, c’est de la débrouille et pas très sérieux. À partir du moment où il y a de l’argent engagé, la transparence financière et le respect de la législation sont nécessaires.

    À mon sens, les deux structures sont complémentaires, mais aucune n’est satisfaisante en soi par rapport à la consommation d’une famille : le local, c’est bien, mais j’ai aussi besoin d’un sac de 25 kg de sucre de canne ou de betterave, d’une douzaine de litres d’huile vierge d’olive et de tournesol, d’une bonne vingtaine de céréales et légumineuses différentes, d’une centaine de produits transformés ou d’entretien, etc.

    J’ai aussi besoin de variété et d’irrégularité de volume et de fréquence pour mes achats, par exemple lorsque je suis absent ou au contraire lorsque j’invite à un grand repas. Même une seule RQDO (quel nom nunuche, au passage) ne peut pas tout fournir, mais heureusement il est possible d’adhérer à 3 ruches pour compléter son approvisionnement.

    Tous les produits devraient être au minimum disponibles une fois par semaine. Du pain, du lait cru ou des œufs une fois tous les 15 jours ne m’intéressent pas si cela signifie manger du pain sec ou faire bouillir son lait cru pour le conserver.

    Enfin, la possibilité de livraison à domicile, sans pour autant renoncer à une participation sociale régulière, serait bienvenue dans certains cas, surtout lorsqu’on a des enfants en bas âge. Les moments de distribution ne sont en fait pas très approprié à la socialisation, car tout le monde est pressé et ne veut pas créer d’embouteillage ou accaparer une autre personne. Il me semble que des assemblées distinctes plus relax ou des ateliers ou visites favoriseraient davantage le contact et la communication. J’ai dit que je voulais aider aussi bien l’AMAP que le ruche, mais pas de réponse, aucune information sur leurs sites pour savoir comment on peut aider ou s’inscrire, etc. Bon, je suis sans doute trop impatient, tout ça se met en place petit à petit, les deux structures où je suis sont jeunes.

    À propos, l’article n’est pas correct quand il dit « Dans les deux systèmes, le bio n’est pas la règle ». La charte des AMAP parle spécifiquement d’agriculture biologique, même si le label n’est pas obligatoire. C’est donc la règle.

  • matthieucombe

    Merci pour cette analyse fort intéressante 🙂 Pour la remarque sur le bio, le « bio » est une pratique agricole récompensée par un label (AB, Demeter, Biocohérence, etc.) répondant à un cahier des charges. Son application est vérifiée soit par un organisme indépendant soit en interne. Pas de cahier des charges sur les pratiques agricoles = pas de bio 😉

  • mike

    De ce que j’ai lu des Ruches, plusieurs dizaines de millions de chiffre d’affaire (moins de 30 millions prévu pour 2014) pour 50 salariés. Si on admet, les charges de fonctionnement (bâtiment, publicité etc…) à 90% (ce qui est énorme comme charge), ça laisserai 3 millions pour les salaires, soit en moyenne pour chacun 5 000€ par mois (brut+charge patronale), donc grosso modo 2 500€ net. Je ne pense pas que cet entreprise paie aussi généreusement avec ses salariés.

    J’ai testé le système Ruche en tant que producteur-transformateur et je ne suis pas emballé pour le moment.
    Ce que prend la ruche, c’est 20% de ce que touchera le producteur, exemple, si on vend pour 100€ hors taxe, le producteur gagne 83€, le gérant 8.3€ et la ruche 8.3€, ce qui fait bien 10% chacun du bénéfice du producteur, un habile jeu de pourcentage (c’est bien 8.3% du montant de la vente). Sur mes factures, il y a : « Frais de courtage de la société éditrice du site internet pour la mise en relation entre producteurs et consommateurs (équivalent à 10% du revenu HT du producteur) ».
    On est certes libre de choisir si on pratique le même prix ou alors majorer le prix (de 20%) pour que le client de la ruche paie plus, pour au final gagner autant et que la ruche gagne encore plus. Et c’est pour cette raison, que les clients paient plus cher dans une ruche.

    Aux professionnels de la revente (épicerie, petit magasin) et restaurateurs, je pratique une remise de 20% par rapport au prix public, ce qui me laisse le même revenu que la ruche, afin que les clients aient pratiquement le même prix à payer au final. Cependant, j’ai l’impression que l’épicerie, petit magasin, restaurateur participent à une économie locale, à l’attrait du territoire (tourisme, centre ville avec des commerces, donc vivant…) et qu’ils me font également de la publicité en mettant mes produits en rayon/vitrine/valeur et que je peux avoir un retour (visite à la ferme, achat direct chez moi, une renommée etc…) et je pense que le travail qu’ils fournissent pour vendre mes produits vaut bien ces 20% (magasin/restaurant physique, avec un loyer, de la décoration, charges etc…).
    Je crois sincèrement, que 10% pour le responsable de la ruche, reste correct, voir peu au regard du temps de travail, je ne pense pas qu’il dégage un SMIC horaire (moi, non plus d’ailleurs). Mais 10% pour la ruche, pour l’utilisation du site et paiement, c’est un peu trop au regard du chiffre d’affaire annuel et nombre d’employés.

    La ruche présente d’autres désavantages par rapport aux revendeurs, en plus de la livraison (temps et coût), il faut rester environ 2h à 3h30 sur place (1h30 à 2h30 pour la vente selon la ruche et il faut arriver 30min avant pour préparer la vente et il faut remballer), animer la vente sur le site internet (sans pub pas d’achats) et également durant la remise des paquets (dégustation etc…), préparer et emballer des lots individuels chez soit et en ce qui me concerne, les ventes ne sont pas incroyables, une épicerie fine prendra facilement le triple en une fois, pour 30min de travail pour la livraison (5min pour lire le mail, 10min pour préparer la commande et 15min pour boire un café avec le gérant lors de la livraison).
    Avec la ruche, les horaires sont fixes dans la semaine, vous ne pourrez pas livrer 2 ruches qui ont des ventes en même temps, alors que vous pouvez très bien en 1 matinée sur ce laps de temps livrer 2 ou 3 commandes et quand ça vous arrange, la plus part des ruches organise les ventes au moment de la sortie de travail, donc au moment où il y a le plus de circulation en ville, sans compter que si vous avez la traite d’animaux à faire le soir, il faudra vous trouver un remplaçant pour la faire.

    Par ailleurs, je ne vois pas en quoi le système ruche est un système de vente directe, c’est un système de vente par intermédiaire « déguisé ». En vente par intermédiaire, le système est producteur vend à intermédiaire, qui vend au client, ce qui revient à le client paie l’intermédiaire, l’intermédiaire prend sa marge et paie le producteur.
    Avec le système ruche, le client paie une entreprise de paiement en ligne, qui va virer l’argent à la ruche, la ruche prend sa part (et redonne une part à l’entreprise de paiement) et paie le producteur, dans ce système, le producteur remet le paquet au client en main propre (juste pour dire que c’est du direct). Mais l’argent, transite bien par un intermédiaire (voir plusieurs : l’entreprise de paiement en ligne, qui reverse l’argent à la ruche, qui reverse l’argent au producteur). Ce qui est plus indirecte, que d’aller voir une grande surface pour y mettre ses produits régionaux.

    Quels sont les avantages de ce système ruche ? Pour le client, une possibilité de commander selon l’envie, un pseudo « drive », on commande, on vient chercher sa commande dans la semaine, une vente « directe » à des heures qui conviennent (ou pas).
    Le producteur peut refuser de venir livrer si la commande est trop peu importante, un avantage, selon certains par rapport à faire un marché/foire, par exemple. Mais, ce n’est valable que : si on débute dans la profession, et donc que l’on n’a pas de clientèle régulière ou que l’on ne connait pas le marché/foire. Car si une foire est « foireuse », on n’y revient plus, on sélectionne les bonnes foires, où malgré l’incertitude (météo), on sait que l’on peut réaliser un bon chiffre.
    Il y a la possibilité de discuter avec le producteur, par expérience, très peu de client discute, ils font confiances. En fait, de mon expérience, je parle très peu de mon métier sur les foires/marchés, alors que mon travail est très peu courant (nous sommes que 300 environ à faire se travail en France).

    J’ai encore du mal à cerner ce qui avantage la ruche par rapport au marché traditionnel sur la place du village/ville, il suffit de repérer les producteurs (ceux qui n’ont pas un étal de fou et qui ne vendent pas des bananes ou des fraises en décembre) pour être sûr de favoriser un producteur et y acheter ce qu’il faut. Il existe également des marchés bio, des marchés mixtes.

    A mon sens, la ruche est une possibilité de débouché parmi une tripotée disponible de nos jours, c’est à tester (pour le client ou le producteur), à voir les avantages ou non, et surtout gardez un oeil critique sur ce qui se fait (que ce soit dans la ruche, dans un commerce, grande surface etc), ce n’est pas un système équitable à mon avis, dans mon sens (client, producteur et intermédiaire y gagnent de manière équilibrée et régulée).

    Autre chose, le nom de cette société est assez ridicule et illustre assez bien quand le système capitaliste : les ouvrières qui travaillent comme des damnés pour alimenter et faire prospérer la ruche, donc la société. Est ce un sens caché à ce nom qui se veut « écolo » ?

  • maisonneuve

    Il est evident que ces deux structures ne s’ adresse pas aux meme personnes, une AMAP demande du temps, de l’engagement et l’acceptations de contraintes. ….nous n’avons pas tous le temps pour ça!!! Devons nous pour autan accepter de manger n’importe quoi venant de n’importe où?la RQDO est une bonne alternative…..c’est comme pour tout, il faut etre vigilant, savoir choisir les produits et les producteurs.

  • Nathalie Knath

    merci pour ce témoignage-analyse

  • theThou

    Un article beaucoup moins idiot que celui du Point à l’époque, tout en clichés stériles…

  • Sophie Mayoux

    Je vis à Paris. Comme le dit Mike, on peut trouver des produits de bonne qualité, bio ou cultivés dans le respect de l’environnement, sur les marchés. Mais c’est assez fatigant, et mon corps accuse le poids des années. Je découvre aujourd’hui (avec retard) la polémique RQDO /AMAP. Quand j’ai découvert la Ruche j’étais bien contente, et plus de 2 ans après je le suis toujours, dans l’ensemble. Mais je ne me suis jamais fait d’illusions : c’est simplement une façon pour le consommateur d’accéder à de bons produits (y compris viandes et fromages) en circuit « plus court » et en connaissant précisément leur origine géographique (et leurs conditions de production). Ce n’est pas militant, on est loin de l’AMAP. Il y a un chemin à faire (engagement au quotidien) pour organiser sa vie en fonction d’une fourniture amapienne de légumes un peu aléatoire, et faire le reste de ses courses alimentaires dans des Biocoop ou similaires qui, pour le coup, sont de toute évidence des entreprises commerciales classiques. Merci à Natura Sciences des informations (chiffrage précis du surcoût encouru par les producteurs) et du point de vue pondéré donnés par l’article.

  • jeanny

    A quoi correspond la Ruche qui dit oui ?

    A la récupération monétarisée du principes des amaps dans un climat porteur du bio et de l’écologie… En s’adressant soit à des naïfs qui vont confondre sans se poser de questions et être éblouis par les couleurs et la mise en scène, soit à des résistants idéologiques libéraux à l’associatif, qui vont, eux, voir leur modèle économique validé et donc lui concéder la belle et bonne récupération utilitariste qui leur permet enfin de participer !

    Au final, cela signifie quoi ?

    Que dans une société où la hausse de productivité va détruire de plus en plus d’emplois et de plus en plus vite, MAIS où les individus veulent continuer à faire autant d’enfants, et où le système veut augmenter la démographie pour augmenter le nombre de consommateur (pour continuer à faire de la « croissance »), … Et bien il faut faire de l’argent avec tout ! Avec le moindre bout de chandelle !, la moindre bonne idée à récupérer sous forme monétaire !!! Et donc contractuelle, créant des obligations, des droits, des besoins, des … tensions liées à toutes formalisation de l’échange…

    Bientôt :
    Vous voulez que votre voisins vous aide à monter un meuble au 6e étage ? Pas de soucis : 3 €
    Vous avez besoin d’un conseil affectif de la part d’une amie ? Pas de soucis : 12 €
    Vous avez 1 heure sans rien un soir ? Ça ne va pas durer, vos moindres minutes vont bientôt vous rapporter ! faire de la lecture du journal à un vieux esseulé, sortir un chien, aller faire une course, etc. Rien de bien nouveau, et qui a même déjà parfois été monnayé, mais là de façon progressivement systématique, ce qui est différent quoique s’en défendront évidemment les promoteurs.
    Et tout ça en temps réel sur votre smart phone, et bientôt sur votre palm phone ou palm desk (une paume numérique collante et productrice d’hologramme, à venir)… De quoi vivre à 600 à l’h, et avoir besoin de tous les ad ons disponibles pour soutenir votre attention, et booster votre organisme… 😉

  • Jerome

    Bonjour
    Petit message de soutien d’un apiculteur en colère.
    Allez jeter un œil dans la ruche de marest dampcourt ou un apiculteur distribue plus de 55 articles différents. Cela va des nonettes industrielles au spray buccal jusqu’au dentifrice… Sans compter une variété de miels des 4 coins de la Frances voire même de l’étranger pour le miel de thym… Une honte pour la profession, pour les consommateurs et une fois de plus une belle tromperie de la ruche qui dit oui.

  • SIRPOM

    Certes, il est facheux d’avoir à faire a une démarche commerciale dans le cas des ruches……mais c’est là un problème de logique politico-économique !