Les réfugiés de la planète bleue. Réalisé par Hélène Choquette et Jean-Philippe Duval en 2006. 53 min. Note : 3/4

Les réfugiés de la planète bleue. Réalisé par Hélène Choquette et Jean-Philippe Duval en 2006. 53 min. Note : 3/4

Chaque année, des millions de personnes sont forcées au déplacement. La raison ? La détérioration de leur environnement. Que cela soit aux Maldives, au Brésil ou même au Canada, les récits s’entremêlent pour former un véritable cri d’alarme. Les populations rurales subissent de fortes pressions, notamment au Brésil où les agriculteurs sont forcés d’abandonner leurs cultures. Celles-ci seront remplacées par des monocultures d’eucalyptus servant à la fabrication du papier hygiénique des autres pays industrialisés. Ce phénomène laisse de nombreuses familles sans terre, avec pour seule eau accessible une eau contaminée par divers pesticides. Les Maldives souffrent déjà de la montée des eaux. Les inondations y sont fréquentes et détruisent chaque année des maisons, obligeant les habitants à joindre des camps de réfugiés. Enfin, dans la province canadienne d’Alberta, la découverte de puits de pétrole et de gaz naturel force aussi un certain nombre d’habitants au déplacement. Ces puits peuvent libérer à tout moment des quantités importantes de sulfure d’hydrogène, un gaz extrêmement toxique, menaçant la vie aux alentours. Pour la première fois en 2003, le nombre de réfugiés environnementaux a dépassé le nombre de réfugiés politiques ou de guerre…25 millions d’individus sur la planète bleue doivent repenser toute leur vie après tsunami, inondation, tremblement de terre ou gaz naturel. Une idée de ce qui peut nous attendre à grande échelle dans quelques années. A voir !

Auteur : Matthieu Combe, fondateur du webzine Natura-sciences.com

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